Dimanche 7 avril 7 07 /04 /Avr 06:49

SC_FW12-015.jpg10.jpgp0102.jpgIl n'est pas donné à tout le monde d'être plumassière... Une bonne dextérité manuelle, un sens aigu de l'observation des qualités de concentration et bien sur un intérêt évident pour le milieu de la mode, sont les premières clefs à avoir pour pouvoir se lancer dans ce beau métier.

Héritières d'un savoir-faire ancestral, les plumassières reproduisent des gestes minutieux et des techniques spécialisées qu'elles associent à leur esprit créatif et aux tendance de la mode pour inscrire la plume dans l'ornement contemporain.

Le savoir-faire n'a finalement que très peu évolué au fil du temps, et son outillage de travail de base ne s'est pas non plus vraiment modifié. Il se compose de couteau à parer, tranchant et bien affûté, d'un couteau à friser à lame non tranchante et d'une pince pour maintenir la plume.

Les plumes offrent une palette incroyable de couleurs, de formes et de textures différentes. Elles proviennent d'oiseaux d'élevage ( autruche, coq, faisan,dinde, poule, oie, canard, paon..et la liste est longue) principalement de pays étranger comme l'Afrique du Sud, la Chine, le Brésil, l'inde et  l'Europe de l'est.

Pour chaque pièce réalisée, le travail de préparation et de sélection des plumes est rigoureux. Et selon les commandes les délais de réalisation peuvent être très exigeants. Un petit exemple, pour sa collection Hiver 2011/2012, le couturier Jean-Paul Gaultier n'a donné qu'un délai d'un mois à une petite équipe composée de 3 plumassières pour réaliser l'ensemble de ses parures en plume. 

Les plumes arrivent brutes et non traitées à l'atelier, elles sont plongées plusieurs fois dans des bains d'eau savonneuse, afin d'enlever la pellicule de graisse qui les protègent dans la nature, elles sont ensuite rincées à l'eau claire. Ensuite, elles peuvent être teintées, elles sont alors accrochées en forme de bouquet puis trempées dans un bain de teinture à tissu, mais peuvent être aussi décolorée, blanchies ou même "brûlées" (trempée dans une solution basique afin de supprimer les barbules). Une fois séchées, les plumes vont ensuite être passées au dessus une source de vapeur pour leur redonner volume et souplesse.

 

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Les plumes vont être ensuite triées, en fonction de leurs aspects et de leurs qualités. L'art de façonner la plume, nécessite une connaissance approfondie de la matière, les plumes étant choisie une à une pour créer les effets recherchées. La sélection des plumes étant une tâche primordiale qui fait appel au sens de l'observation et à une patience infinie... Par nature chaque plume d'un oiseau est unique tant au niveau de la couleur, de son motif, de sa texture, de sa taille et de l'inclinaison liée à son implantation sur l'animal. Autant que possible, les couleurs naturelles sont privilégiées par la plumassière  au détriment de la teinture.

La plumassière élabore des maquettes en papier avant de procéder à la partie technique du travail de la plume. On ne peut pas se lancer dans un projet sans imaginer avant ce que l'on va faire car chaque création sera élaborée en fonction de ce que l'on veut réaliser très précisément. En effet, l'art de la plume présentent différentes méthodes de travail. Les trois techniques fondamentale de base sont le collage, la monture et la couture auxquelles on peut encore y ajouter le tissage. C'est donc en fonction de ce que l'on veut faire, que la plumassière va mettre en oeuvre tout son savoir-faire avec une seule ou plusieurs de ces techniques pour servir à sa créativité afin d'obtenir l'effet final recherché sur les maquettes élaborés avec ses clients aussi bien sur la texture, sur le volume que sur les motifs désirés.

 

 

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Les secrets de la technique de la monture

Elle consiste à assembler au fil métallique ou au fil de coton différents éléments autour d'une tige en pratiquant ce que l'on appelle le "tourner". Pour les montures fines composées par exemple de "barbes" de plume, le fil à enrouler est maintenu entre les doigts de la main droite pour lui donner une tension . Ce même fil est pris entre le pouce et l'index de la main gauche, avec la tige que l'on fait tourner rapidement de gauche à droite tout en serrant correctement le fil. De cette manière, le fil s'enroule en spirale de façon à maintenir durablement les différentes plumes assemblées. Pour des pièces plus importantes, la plumassière maintient les éléments dans la main gauche et tourne le fil de la main droite dans un mouvement de moulinet...

Cette technique est également utilisée pour réaliser des moules en ouate qui seront recouverts de plumes ou pour les finitions en habillant la tige d'une couche régulière de différentes matières comme de fil de rayonne, de coton ou de soie, de papier, de tissus..., sur toute sa longueur, cette technique s'appelle le "guiper".

Les secrets de la technique du collage

Le collage permet de recouvrir partiellement ou en totalité un support, qu'il soit rigide ou souple. Les plumes peuvent être collées directement sur ce support ou sur ce qu'en plumasserie on appelle des "minoches" (petits éléments typiques à la profession, confectionnés dans un tissu de soutien ou en feutrine, très souvent en forme de goutte ou ovale et servant d'élément de garniture). Entre le pouce et l'index, la plumassière tient le couteau à parer avec laquelle elle coupe d'une façon nette la côte de la plume. Tout en maintenant la plume entre la lame du couteau et le pouce, elle positionne ensuite une pointe de colle à la base de sa plume. Elle peut ensuite, selon le travail encoller toute la plume en étalant la colle à l'aide du couteau. Reste à poser la plume sur le support et à choisir la méthode la plus appropriée soit en collage en "aplat" (sur l'endroit de la plume), en relief ou encore à la "retroussette"( sur l'envers de la plume), côte à côte, l'une sur l'autre, en quinconce...bref laisser parler son imagination...L'avancement du travail et le sens du collage sont déterminés en fonction de l'effet visuel, de la texture recherchées et doivent avant tout respecter la forme désirée...sur certaines pièces la plumassière peut passer des centaines d'heures pour obtenir le résultat escompté.

Les secrets de la technique de couture

Les plumes peuvent être cousues ou tissées sur bien des supports textiles, sur des rubans, sur des biais de tissus..

La plumassière peut aussi fabriquer différents type de boas. Le choix se fait surtout selon la nature des plumes qu'elle va utiliser. Un boa en plume d'autruche par exemple, la créatrice va d'abord décôter les plumes et les disposer sur un métier qui se préente sous la forme d'une planche en bois présentant des rangées de clous séparées par un espace sur toute la longueur du métier à tisser. Les plumes sont alors réparties de chaque côté de cet espace sans clou dans lequel la plumassière insère un gros fil de coton et des plumes de marabout parées destinées à cacher le montage. Les différents éléments sont alors cousus en point de zig-zag au moyen d'une machine à coudre équipée d'un pied de biche spécial. Une fois la couture terminée, le boa est tourné au dessus d'un bain de vapeur pour obtenir sa forme et se réduit en longueur d'environ un tiers. Mais il existe bien  de boas différents...Le boa "chandelle" par exemple, réalise en plumes déchirées d'oie, la plumassière utilise pour celui là un outil comportant deux bobines dont des fils vont emprisonnés les plumes pour les assembler ou encore le boa papillon en plume de dinde ou de coq, là, elle insère un fil dans la côte de chaque plume puis tourne le boa en le maintenant aux deux extrémités pour lui donner son aspect final.

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Tout est un question d'imagination au final mais chaque création doit être minutieusement pensée et étudiée avant d'être réalisée car une erreur et le travail est à recommencé...

Il existe bien des méthodes de façonnage qui peuvent être utilisées pour modifier l'aspect naturel d'une plume. On peut parer la côte de la plume, la redresser, la courber, la friser (d'où le couteau à friser) l'ébarber, la nouer, l'allonger... et la liste est longue... Aux techniques anciennes se sont ajoutées des techniques modernes (de la sérigraphie et autres méthodes d'impression, l'utilisation du laser plus précis encore que le couteau à parerpour des réalisations de dessins bien précis...) c'est sans doute les raisons pour lesquelles, c'est un des métiers où les secrets de fabrication sont jalousement gardés.... et qui en font un des métiers reconnus à ce jour  comme métier d'art. Une distinction bien plus qu'honorifique pour un métier aussi passionnant....à suivre comment devenir plumassière...

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Mercredi 3 avril 3 03 /04 /Avr 15:46

Plumassière, j'ai opté pour le féminin, car le métier est très féminisé... bien plus qu'un métier, un Art..

Et, pour la petite histoire, même un art millénaire qui voit ses origines dans l'art précolombien avec entre autre les Mayas maîtres en la matière, mais aussi bien sur les Amérindiens. L'art plumaire est même pour ces civilisation un art sacré à valeur symbolique.

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Mais le métier est de nos jours aussi peu répendu que mal connu. La définition exacte, la plumassière, c'est la personne qui prépare, fabrique et vend des plumes ou décorations et ornements en plumes d'oiseaux d'élevage.

En fait, l'histoire de la plumasserie en Europe est au départ liée à la chapellerie. Les seigneurs du Moyen-Age avaient , en effet pour habitude d'orner leurs coiffes de plumes de paon. Véritable phénomène de mode à l'époque, une véritable corporation nommée "Les chapeliers de paon"vue le jour qui deviendra au XVIIème siècle "la Corporation des Plumassiers". On enjoliva même le nom avec de jolies formules telle Maître Plumassier-bouquetier et enjoliveur... un début de marketing pour attirer les clients et surtout les clientes.... Leurs plumes commencent alors à se retrouver un peu partout sur les vêtements, les chapeaux des élégantes, les costumes de scène mais aussi en ornement et en décoration.

La plumasserie arrive à son apogée à la fin du XIXème siècle, pour devenir même une véritable industrie. On compte à l'époque rien qu'à Paris environ 800 maisons de plumasserie qui emploient des milliers de personnes. L'industrie est florissante et ne cesse de se renouveler en cherchant sur tous les continents des plumes encore plus belles les une que les autres...

Mais comme dans toute industrie, le profit et la recherche de pièces uniques conduisent bien souvent à des pratiques peu recommandables. En effet, pour ravitailler les créateurs, l'industrie plumassière s'est livrée à l'époque à une chasse intensive à travers le monde de certains oiseaux provoquant le déclin de certaines espèces. Pour vous donner un exemple, en Amérique 5 millions d'oiseaux sont tués par ans rien que pour la plumasserie, les plumes des oiseaux de mers comme l'aigrette ou les grèbes huppés étant les plus recherchées en raison de leurs résistances, mais aussi les paradisiers ou l'ibis rouge dont les plumes au kilo atteignaient des sommets... Des voix ont donc commencé à s'élever contre ces pratiques ce qui a entre autre conduit à la création de défense telle La Ligue pour la protection des oiseaux et marquera un net recul pour l'utilisation des plumes dans la mode.

En 1960, l'abandon du port du chapeau par les belles, sonne la fin de l'industrie plumassière, les maisons réputées ferment les unes après les autres, chuttant de plus de 400 dans les années 20 à une ciquantaine dans les années 60 pour finir aujourd'hui à 5 répertoriées en 1980, dont la maison Lemarié (racheté en 1996 par Chanel pour préserver le savoir faire) et la maison Février...

Le plumes de nos jours sont surtout utilisées par les costumiers pour les spectacles comme à l'Opéra ou dans les cabarets comme le Lido, les Folies Bergères ou le Moulin Rouge...et bien sur pour la Haute Couture comme Chanel ou Jean Paul Gaultier...

      A suivre...le métier aujourd'hui et comment devenir plumassière

 

 

 

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Vendredi 29 mars 5 29 /03 /Mars 18:00

Après un long silence et beaucoup de travail pour faire évoluer le réseau des créatrices engagées dans la fabrication française, je suis de retour pour vous présenter la petite bulle Facebook, qui grossit de jour en jour...

A l'heure où l'on se pose beaucoup de questions sur notre avenir, il est temps de donner un coup de pouce à notre économie en privilégiant dans ses choix d'achats, le savoir faire et l'authenticité que l'on trouve aisément à 2 pas de chez nous...

Tous les jours, une créatrice ou un créateur sera mis à l'honneur...

Pour nous rejoindre une seule page...

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Lundi 15 octobre 1 15 /10 /Oct 09:42

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Faut-il vraiment créer une marque "France"??

L'étiquette "Made in France" était il y a quelques décennie un gage de qualité et de valeur, mais où en est-on aujourd'hui???

A regarder les actualités, délocalisations, fermeture d'ateliers et d'usines, avalanche de plans sociaux, y aura-t-il encore une industrie à la française demain???

 Le consommateur lambda, celui qui hier ne se posait pas vraiment la question si son produit qu'il mettait dans son panier était bien, comme l'indiquait l'étiquette de bonne fabrication nationnale, voire régionnale...a aujourdh'ui besoin de repères!!!

Les politiques se sont emparés et certains d'entre eux veulent désormais faire de la France, une marque à part entière pour mieux viser l'international et d'amener une multiplication d'initiatives tant publiques que privées.

 Au delà d'une image politique, c'est un sur un caractère économique que celà se joue...

 A force de délocaliser, nous perdons de plus en plus de savoir faire, de passions et d'envie d'offrir de la qualité au profit de la quantité et du prix...

Un exemple concret dans le secteur agro- alimentaire...Savons-nous vraiment ce qu'il y a dans nos assiettes??

Nos magasins regorgent de produits importés de Chine, du concentré de tomate aux champignons déshydratés, des fraises aux asperges, sans oublier les confitures ou les plats cuisinés...Il suffit parfois seulement de regarder les étiquettes de bon nombre de produits pour se rendre compte que les grands groupes tronquent les informations et créer suffisamments d'ambiguïté en apposant des labels comme "élaboré en France", "conditionné en France", alors que la production même c'est faite à l'étranger. Outre la Chine, on peut également citer les melons des Charentes et les champignons de Paris cultivés au Maroc ou bien encore le saucisson corse constitué avec du porc élevé au Pakistan....

 Focus aussi sur le secteur textile-habillement-cuir, il reste encore en France autour de 200 000 salariés. Beaucoup de grandes marques sont parties, mais il reste encore des noms comme Lacoste, Petit Bateau, Dim. Il y a donc de la place pour de la production française.

Ill y a encore aujourd'hui des créneaux, ce qu'on appelle les niches, et des gens qui vivent très bien de leur production en France.La question est de savoir si les entreprises se sont adaptées à la mondialisation et sont capables de travailler sur ces créneaux. Pour cela, il faut mettre des moyens, il faut investir, et malheureusement, beaucoup d'entreprises ont préféré prendre la voie de la délocalisation. Prenons par exemple le luxe : que ce soit Hermès ou Vuitton, s'ils tournent aujourd'hui, c'est parce que le Made in France est un argument de vente. D'ailleurs, il y a deux entreprises Hermès qui vont s'installer en Isère aujourd'hui.

 Une bonne nouvelle?? pas sur,  la Chine est aujourd'hui le pays qui récupère la part du lion dans le gâteau textile-habillement-cuir.Tout simplement parce que les coûts sont tellement bas et on n'a pas respecté les normes minimales internationales : en Chine, on fait travailler des prisonniers ou des enfants. Le prix devient donc complètement dérisoire si on reste sur le bas de gamme.

 Et se rappeler qu'en contre partie, en France, l'industrie textile a perdu 600 000 emplois....

 Notre savoir faire s'éteint lentement faute aussi de valorisation des filières manuelles en France...on ne transmet plus cette envie de bien faire!!!

Mais ne nous voilons pas la face non plus, une autre problématique de taille reste le comportement d'achat du consommateur. S'il se déclare prêt à payer davantage des produits fabriqués en France, en pratique il continue à privilégier le prix...quitte à choisir un produit "kleenex"...

 Et ce n'est pas les politiques qui feront avancer le problème, puisqu'ils sont liés à Bruxelles et ne peuvent pas privilégier le national sans en subir le courroux de l'Europe...

 Alors c'est à nous, artisans, créateurs, patrons, ouvriers, consommateurs, au delà de tout clivage politique de valoriser le "Made in France" et de prendre enfin conscience que le slogan que l'on a oublié "Nos emplettes sont nos emplois" a aujourdh'ui un sens évident!!!

 

Blandine.

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Jeudi 11 octobre 4 11 /10 /Oct 15:48

Tendance mode de cet automne-hiver 2012-2013, un accessoire indispensable aux femmes : le Sac..

Existe les gros sacs qui pèsent lourds à l'épaule mais qui avaient pourtant ce côté pratique de pouvoir tansporter tout ce que l'on voulait dedans et place à la pochette minimaliste...va falloir s'adapter Mesdames...

Découvrez ma sélection hit-bag de cet automne, des création uniquement Made in France et retrouvez pour chaque sac un lien vous entraînant dans l'univers de ces créateurs via leurs pages Facebook...

Creation-Bohemian-Circus.jpg https://www.facebook.com/bohemiancircusconfection?fref=ts 

Creation-Catsoo-sacs.jpg https://www.facebook.com/pages/catsoo-sacs/225883587471166?fref=ts

Creation-Lili-Cersie-Sacs.jpghttps://www.facebook.com/lilicerise.sacs?fref=tsCreation-Menthe-Povree.jpghttps://www.facebook.com/pages/Menthe-Poivr%C3%A9e/134598073297840?fref=tsCreation-J-en-ai-pas-l-air.jpghttps://www.facebook.com/pages/jen-ai-pas-lair/304856812859524?fref=ts

 

D'autres modèle et d'autres créateurs à retrouver sur notre page Facebook https://www.facebook.com/pages/MadeInFance-Cr%C3%A9ateurs-Engag%C3%A9s/333220670033795?fref=ts

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